Le temps qui passe. Le temps perdu. Le temps qu'on ne prend pas. Le temps qui s'emballe. Le temps qui m'échappe ...

Le souvenir est intact, précis. La rentrée de septembre, la dernière ligne droite de l'année. Quelques projets à mener à terme, une semaine de vacances à prendre, la semaine de réunion à prévoir et pour finir les vacances de Noël. 4 étapes pour résumer un quadrimestre. Hier encore je visualisais ces 4 étapes, le temps qui restait. 4 mois c'est long. Aujourd'hui à l'avant-veille des vacances de Noël, les étapes sont passées, le temps aussi ... inexorablement. Avec le souvenir intact de ce jour de septembre, comme si c'était hier.

Les soirées tardives, les réveils anticipés et les quelques nuits blanches ne suffisent pas. Je cours après le temps. Le temps pour faire, savourer, contempler, écouter, lire, goûter, parler, aimer,  entendre, décompresser, paresser, profiter ...

Le temps est compté. Les secondes s'égrènent. Au premier souffle, l'horloge se met en marche, jusqu'au dernier.

Vivre ... intensément. Intensifier les journées, charger le planning, cumuler, accumuler, comme pour donner plus de valeur au temps. Notion immatérielle, qui rythme mes jours, mes nuits, mes moments. Rêver de bloquer l'aiguille, d'une trêve à cette lutte temporelle, perdue d'avance.

Suspendre le temps, le temps d'une overdose de liberté totale. Libérée de cette contrainte majeure, déconnectée. Regarder ailleurs que l'affichage de l'heure au tableau de bord. Oublier les chiffres de 1 à 24, oublier les jours, les mois et même les années. Vivre bio au rythme du soleil et des saisons, sans autres repères.

Aux prochaines élections je voterai pour celui ou celle qui me promettra le temps.