J'aime lire. Les journaux, les revues, les publications, les panneaux, les livres. Par contre les livres numérisés c'est pas mon truc.  J'aime le contact du papier, la sensualité d'une couverture glacée, le son des pages que l'on tourne. J'aime le livre en tant que tel, en tant qu'objet, en tant que symbole, en tant que contenu, que contenant. J'ai besoin d'avoir des livres, de les entasser, ils m'entourent, m'apaisent, me rassurent. Ils sont avec les tableaux mon décor indispensable. Ces derniers temps je dirai même que j'aime plus avoir des livres que les lire. Avoir sans jouir. Une sorte de pseudo chasteté littéraire qui serait à son paroxysme si je réalisais le fantasme d'avoir tous les livres de la bibliothèque de la Pléiade.

 

Ayant besoin de me distraire, j'ai récemment acheté 2 livres.

Le premier je l'ai lu en 2 jours ou plutôt 2 nuits et plus exactement commencé lors d'un déjeuner, continué un soir et terminé la nuit qui a suivie : La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert de Joël Dicker. Acheté comme ça, à l'intuition, pour un titre, une 4ème de couverture, au feeling.

Mon avis est contrasté.

C'est un livre prétentieux surtout au niveau du fond. Dans la forme c'est très très agréable à lire. L'écriture est ciselée et enlevée ce qui permet de se laisser embarquer immédiatement. J'ai lu ensuite qu'il pouvait être considéré comme un thriller puisque l'intrigue principale consiste en la résolution de l'énigme d'un crime commis il y a plus de 30 ans. Pour ma part je vois plus ça comme un roman avec une intrigue policière, mais pas que.

Tout le mérite de l'auteur consiste à vous emmener avec lui, à donner vie aux personnages ainsi qu'à ménager le suspens pendant les 2/3 ou 3/4 du livre. J'y étais, j'avais envie de savoir ce qui était arrivé à Nola Kellergan. Les allers/retours entre le passé et le présent, n'alourdissent pas le propos et ont le mérite de distiller des informations petit à petit.

En revanche, vers la fin l'auteur prend un malin plaisir à brouiller les pistes certainement pour ménager le suspens, mais je trouve que ça sème le trouble, la confusion, ça frise presque l'indigestion. A tel point que le dernier rebondissement m'a presque fait ni chaud, ni froid.

C'est à l'image du fond du livre d'ailleurs. Il traite de beaucoup de sujets à la fois : les affres d'un écrivain confronté au syndrome de la page blanche pour son deuxième roman, le mystère d'un meurtre, sa relation avec son mentor, sa mère, sa solitude, les médias, l'amour, le système de l'édition, la justice, la société ...En cela c'est prétentieux. Pour autant on est jamais perdu, parce qu'il y a tout de même une vraie maitrise de l'écrivain qui ne se laisse pas déborder par cette profusion.

Ce n'est pas un livre profond, c'est un bon divertissement, c'est chouette à lire, même très chouette, sauf vers la fin il me tardait d'en finir, pas de connaitre la fin, non d'en finir. C'est un peu too much parfois, et il ne faut pas trop se poser de questions sur la crédibilité de certains faits exposés. 

J'ai passé un très bon moment, ça m'a diverti, je ne regrette pas du tout mon achat. A mon avis il ne faut rien en attendre de plus. Vite lu, vite oublié.

Voici l'auteur :

Le deuxième c'est "Une Place à prendre" de JK Rowling :

Malgré qu'elle soit l'auteur de Harry Potter (pas ma tasse de thé) j'ai quand même acheté, je verrai bien. Je vais le commencer dés ce WE quand je vais rentrer de déplacement.